Tout les articles dans la section Actualité

Marc Lajoie

Le grand retour du jeûne?

Une pratique louangée… avec quelques bémols [Sylvie St-Jacques – La Presse+]

Le matin, la première chose que je fais sur mon ordinateur, c’est de consulter ma boite de courriels. Un courriel de mon paternel attire mon attention : [Le grand retour du jeûne – La Presse+]. Inutile de souligner que j’ai immédiatement lu cet article avec intérêt. Je constate, après une deuxième lecture, que la journaliste Sylvie St-Jacques a fait un travail juste sur un sujet qui est de plus en plus en vogue depuis quelques années. L’engouement pour le jeûne au Québec en est à ses premiers balbutiements. Par contre, aux États-Unis, en Angleterre et en France, la littérature, les recherches, les articles, les méthodes et protocoles se multiplient. Je soupçonne madame Arsenault d’avoir un intérêt plus que journalistique sur le sujet, son travail de recherche correspond aux sources scientifiques que j’accumule depuis 2013 : Mark Mattson, Dr Valter Longo et tout récemment Dr Jason Fung, qui sont des références dans les recherches du jeûne et du jeûne intermittent. Pour ma part, la liste serait incomplète sans parler des travaux de recherches cliniques de Krista Varady, professeur associé en nutrition de l’Université d’Illinois à Chicago et Michael Mosley, ce journaliste qui a expérimenté lui-même le jeûne dans le documentaire Eat, Fast and Live Longer (BBC), diffusé en 2012 dans le cadre de la série Horizon.

Qu’est-ce qui est plus drastique : enlever les trois quarts de l’estomac avec une chirurgie bariatrique ou prescrire le jeûne ?

Dans l’article, le cardiologue Martin Juneau, en vient à la conclusion que le jeûne est peut-être une méthode draconienne, sur le plan pratique, mais, « qu’est-ce qui est plus drastique : enlever les trois quarts de l’estomac avec une [intervention de] chirurgie bariatrique ou prescrire le jeûne ? ». Il est vrai de souligner que les études scientifiques commencent à peine, mais bientôt, de plus en plus d’études sur des cas cliniques d’hommes et femmes pourront nous en apprendre plus. Je prédis même que ces études seront concluantes en lien avec les bienfaits du jeûne sur notre santé, et là, d’autres études verront le jour pour contredire ces premières études. Elles seront peut-être financées par des corporations, qui sait?

Le jeûne n’est pas un médicament, par contre il peut être prescrit pour la santé et l’industrie pharmaceutique ne pourra en tirer profit. Merci à mon papa qui connait bien mon champ d’intérêt.

À lire : Une pratique louangée… avec quelques bémols – La Presse+ par Sylvie St-Jacques


Source : Une pratique louangée… avec quelques bémolsLa Presse+ par Sylvie St-Jacques

Obésité : Mince chance de retrouver définitivement son poids normal.

Une chance sur 1290, êtes-vous joueur?

Si vous avez le profil du joueur et que vous êtes obèse, et bien, ne misez pas sur les chances de retrouver un poids normal d’ici peu, car une nouvelle étude de chercheurs britanniques dresse un constat peu reluisant des traitements actuels concernant l’obésité.

obésité

Des statistiques inquiétantes

Une étude dirigée par le King’s College London et financée par The National Institute for Health Research (NIHR) a récemment été publiée le 16 juillet 2015 dans la revue The American Journal of Public Health. Cette étude précise que les patients souffrant d’obésité sévère (IMC de plus de 40) ont des chances très faibles d’atteindre un poids corporel normal après un traitement classique contre l’obésité (programme nutritionnel adapté et exercices sportifs) : 1 sur 1290 pour les hommes et 1 sur 677 pour les femmes! Dans le cas des obèses ayant un IMC entre 30 et 35 les chances restent tout de même faibles, soit : 1 sur 210 pour les hommes et 1 sur 124 pour les femmes. Il faut préciser l’analyse de 278 982 dossiers médicaux pour en arriver à cette conclusion, assurément pas une mince tâche de compiler tous ces résultats.

 « Les stratégies actuelles pour lutter contre l’obésité ne parviennent pas à aider la majorité des patients obèses à perdre du poids ou à maintenir la perte de poids quand elle est constatée. Il est urgent de développer de nouvelles approches plus efficaces pour avoir une meilleure gestion de ce problème. La priorité des traitements devrait se concentrer sur la prévention de la prise de poids », conclut le professeur Martin Gulliford, auteur principal de la division de la recherche en santé et des soins sociaux au King’s College London.

De plus, pour ceux qui avaient perdu 5% de poids, 53% l’ont repris dans les deux ans et 78% dans les cinq ans.  Il n’y a pas une année qui passe sans que de nouveaux régimes à la mode nous promettent des résultats miracles.

Le jeûne intermittent, une nouvelle approche intéressante?

Le professeur Gulliford fait référence plutôt à de nouvelles approches plus efficaces. Marc Lajoie, fondateur du FASTe FESTIF, propose justement ce type d’approche, qui ne repose pas sur un régime, mais plutôt sur un outil puissant que nous avons tous en nous, la pratique du jeûne intermittent.

« Le jeûne intermittent est une tendance qui mérite d’être prise au sérieux, plusieurs études scientifiques soulignent de plus en plus les impacts impressionnants de la pratique du jeûne intermittent; la perte de poids et l’amélioration de la santé globale. En janvier 2014, je souffrais d’obésité morbide de type 3, à plus de 308 livres, avec un IMC de 43, je subissais une dégradation constante de ma santé. En 10 mois j’ai perdu 100 livres! Aujourd’hui, mon IMC est de 29.6, les améliorations sur ma santé sont significatives, à tous les niveaux ; personnel, médical, psychologique et social. Ma mission : continuer à pratiquer les différents protocoles du FASTe FESTIF et faire mentir les études en continuant de progresser vers une santé optimale. » Marc Lajoie, fondateur du FASTe FESTIF.

Source : Probability of an Obese Person Attaining Normal Body Weight: Cohort Study Using Electronic Health Records, A. Fildes and al,  the American Journal of Public Health, juillet 2015

ACTUALITÉ : Santé Canada révise la recommandation du jus dans le Guide alimentaire canadien | Sheryl Ubelacker | Nutrition

Publié par / 21 mai 2015 / Catégories: Actualité, Obésité, Science et recherches / -

Le gouvernement fédéral considère retirer les jus de fruits du Guide alimentaire canadien, une nouvelle qui plaira à plusieurs organismes de promotion de la santé.

Source : Santé Canada révise la recommandation du jus dans le Guide alimentaire canadien | Sheryl Ubelacker | Nutrition

Obésité et embonpoint au Québec : UNE ÉPIDÉMIE!

L’obésité se chiffre à 1,5 milliard $ par année au Québec (INSPQ)

INSPQUne nouvelle étude publiée en février 2015 par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) révèle que l’obésité et l’embonpoint coûtent 1,5 milliard de dollars par année au système de santé québécois. D’après le Dr Jean-Pierre Després, directeur de la recherche de l’axe cardiologie à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ), le coût réel est plus élevé, car certaines valeurs n’ont pas été calculées. Il faut ajouter le coût des médicaments, la diminution de la productivité, le taux d’absentéisme en milieu de travail ainsi que les autres coûts associés à l’obésité et l’embonpoint, ce qui pourrait facilement doubler cette estimation pour la propulser à plus de 3 milliards de dollars! Cette étude confirme le notre statut épidémique de l’obésité et de l’embonpoint au Québec.

La source de cette épidémie : le sucre.

sucreLe 3 mars dernier, l’animatrice de l’émission du matin au 98,5 FM, Isabelle Maréchal, recevait le Dr Dominique Garrel, endocrinologue, spécialiste dans le traitement de l’obésité. Le sujet à l’ordre du jour : « L’obésité est un poids pour notre système de santé. Chaque année, les personnes obèses coûtent plus d’un milliard et demi de dollars en soins de santé. Y a-t-il une véritable solution pour contrer l’obésité? ». Selon le docteur Garell, il est catégorique au sujet des causes de cette épidémie, il y a un évidemment un problème de consommation de calories plus grande que la dépense calorique au niveau des individus, mais du côté nutritionnel, cette épidémie a commencé dans les années ’80, la courbe de consommation est tout à fait parallèle à l’accroissement de l’obésité et l’augmentation de la consommation de sucre. Il n’y a aucun autre nutriment qui semble être en cause avec la courbe de consommation. Continuer de lire →

Quel est le secret d’une perte de poids stable?

Publié par / 27 décembre 2014 / Catégories: Actualité, Obésité, Science et recherches / Mots-clés: , , , , / -

Les adolescents décident de perdre du poids.

AdolescentsUne étude récente publiée dans la revue Childhood Obesity affirme que « penser à sa santé » est le secret pour une perte de poids stable. Cette étude a été réalisée auprès de 40 adolescents en surpoids ou obèses, ces derniers ont perdus 13 kilos en moyenne, durant une période d’au moins un an, ils conservé un poids sain. Les chercheurs de la Brigham Young University ont voulu comprendre les motivations des jeunes en surpoids pour maigrir. Soixante pour cent des adolescents interrogés ont insisté sur le fait que perdre du poids était leur décision propre. Les jeunes sont soucieux de leurs apparences et sont beaucoup plus sensibles aux questions concernant la santé que les générations précédentes.

Les pertes de poids spectaculaires ne sont pas un bon exemple.

Chad Jensen

Professeur Chad Jensen, psychologue

Le psychologue Chad Jensen, se préoccupent des conséquences d’émissions populaires comme The Biggest Loser (Qui perd gagne). Ce type d’émission fait prendre conscience de l’importance d’un mode de vie sain, mais la perte de poids spectaculaire que les participants réussissent à perdre est seulement sur  une courte période. « Aucun des adolescents de notre étude n’a perdu de poids dans l’urgence. Leur conseil aux autres ados, c’est de maintenir le cap sur le long terme », conclut le professeur Chad Jensen. « La plupart d’entre eux n’ont perdu qu’un demi-kilo ou un kilo par semaine. »

Source : Christopher C. Cushing, Chad D Jensen, Mary B. Miller, Thad R. Leffingwell (2014). Motivational interviewing for adolescent health behavior: A meta-analysis. Journal of Consulting and Clinical Psychology.

Article : Science Daily [23/12/2014]

Perdre du poids à l’aide du jeûne intermittent

La méthode de perte de poids la plus efficace et la plus saine

Perdre du poidsLa dernière fois que vous vous êtes retrouvé à jeun c’est probablement pour des prises de sang suite à des examens médicaux. La perte de poids à l’aide du jeûne intermittent est plutôt controversée, car se priver de nourriture durant plus de 12 heures est souvent synonyme de manque d’énergie, de faiblesse et d’étourdissement. Le corps refuse d’être en mode famine. Mais pourquoi alors de plus en plus de scientifiques ont recours au jeûne intermittent pour la perte de poids pour combattre la maladie?

« Je suis l’une des rares scientifiques qui a étudié le jeûne chez l’humain, je considère que c’est la méthode de perte de poids la plus efficace et la plus saine. » -Krysta Varady, professeur associé et chercheur en nutrition à l’Université de l’Illinois à Chicago. Continuer de lire →

Science et recherches : Plusieurs petits repas les jours fastes ou un seul repas de 500 calories?

Publié par / 30 novembre 2014 / Catégories: Actualité, Science et recherches / Mots-clés: , , , , , / -

Bonne nouvelle!

Dre Krista Varady

Dre Krista Varady

Pour ceux qui débutent le FASTe FESTIF et qui éprouvent de la difficulté à s’en tenir à un repas de 500 calories pour la journée faste, vous pourrez maintenant respirer un peu. Dans le cadre de la Semaine de l’Obésité à Boston, le Dre Krysta Varady, professeur associé et chercheur en nutrition à l’Université de l’Illinois à Chicago a présenté le 7 novembre 2014 une étude qui confirme qu’il est possible de consommer plusieurs petits repas durant la journée faste sans affecter la perte de poids ou les bénéfices au niveau cardiovasculaire. En conclusion, que vous optiez pour un repas de 500 cal ou plusieurs petites collations ou repas durant votre journée faste, les résultats seront les mêmes.


Source  : Hoddy KK1, Kroeger CM, Trepanowski JF, Barnosky A, Bhutani S, Varady KA. (2014) Meal timing during alternate day fasting: Impact on body weight and cardiovascular disease risk in obese adults (2524-31). Department of Kinesiology and Nutrition, University of Illinois at Chicago, Chicago, Illinois, USA.

Article connexe : Oakes, K. (2014, 9 novembre) Alternate Day Fasting Effectiveness Not Affected By Meal Timing. Repéré à Heathcare Professional Network Live.